Abattage des platanes route d'Ensarla : une issue négociée
PLU - Lotissement - abattage de 5 platanes centenaires
Suite à la mise en place du PLU en janvier 2006, un lotisseur a demandé un permis de construire sur un terrain situé en bordure de la route d'Ensarla, à droite en montant (en gros en face du Chemin d'André Gallinaro).
Cette demande de permis de construire, conforme au PLU, est alors étudiée par les acteurs publics concernés : la mairie de Villeneuve et le Conseil Général (responsable de la route départementale). Ce dernier, constatant que la sortie de ce lotissement sur la route d'Ensarla pose des problèmes de sécurité, demande à la mairie d'abattre les 5 platanes qui longent le chemin en bordure du lotissement. La municipalité obtempère, vote l'abattage des 5 arbres (en novembre 2007) et émet le permis de construire dans la foulée (en décembre 2007).
Recours au tribunal adminstratif
Suite à notre lettre ouverte d'octobre par laquelle nous demandions si des solutions alternatives à l'abattage de ces arbres centenaires avaient été étudiées (voir la lettre ouverte d'octobre 2007), l'Acev reprend le flambeau et, face au défaut de réponse de la mairie, finit par utiliser la seule arme à sa disposition : un recours amiable (en février 2008), puis un recours contentieux (en juin 2008) auprès du tribunal administratif.
Solution négociée
Et tout à coup, tout se décoince, les acteurs (mairie, conseil général, lotisseur et Acev) se rencontrent, envisagent diverses solutions (comme quoi il y en avait !), et se mettent d'accord en plein mois d'août :
- extension de la zone 30 km/h jusqu'à l'église
- abattage de deux arbres au lieu de cinq
- retrocession gratuite d'une bande de 4m de terrain par le lotisseur à la commune
- retrait du recours contentieux de l'Acev
Cette solution, qui préserve trois des platanes centenaires et assure un petit espace vert entre la route et le lotissement (pas grand chose, mais pas rien non plus) n'est sûrement pas la meilleure pour notre commune, mais elle dénoue les tensions et permet à chacun de sortir la tête haute, ce qui est bien.
Cela dit, on constate l'évidence : dès qu'un lotisseur sent que son projet doit s'adapter aux contraintes de la collectivité, il négocie !
Nous avons sauvé 3 platanes. C'est un peu dérisoire face aux enjeux, certes. Mais c'est toujours ça ....
Des questions sur les lotissements restent en suspens
Qu'aurait obtenu notre municipalité si elle avait voulu aller plus loin dans l'organisation de son espace ? Que veut-elle imposer aux autres lotissements à venir ? Quelle cohérence générale va voir le jour entre ces lotissements ?
Jean-Christophe Babinet